Echange de liens en 2019, bonne ou mauvaise idée ?

| 21/02/2019 | SEO |

“Faites-nous un petit lien et nous vous en ferons un aussi…”
“Non, vous d’abord”…

L’échange de lien, technique SEO interdite ou pratique naturelle du Web ? Devons-nous arrêter cette pratique ou tout miser dessus ? Voici notre réponse chiffrée et argumentée.

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1. Quels sont les types de liens en netlinking ?

Le netlinking consiste à créer un maximum de liens vers son site web dans l’objectif d’améliorer le référencement naturel et le positionnement du site sur les moteurs de recherches. Les liens représentent les critères principaux d’un bon référencement Web.

La preuve avec l’étude que Moz réalise tous les deux ans afin de classer les critères de référencement, qui présente les liens commes les deux critères les plus importants en SEO (Search Engine Optimisation) :

Les liens sont également appelés “backlinks” dans le jargon marketeur. Il s’agit uniquement d’un anglicisme pour désigner exactement la même chose !

Pour créer du lien, il existe de nombreuses tactiques, dont voici les plus connues :

1.A/ Créer des contenus remarquables

La tactique Skycrapper, définie par Brian Dean qui consiste à faire un contenu mieux que tout le monde, afin de recevoir un maximum de liens. On vous invite à lire ceci et télécharger ce modèle de brief pour l’appliquer.

Le problème, c’est que cela ne s’avère pas facile, et demandera un véritable travail de fond.

1.B/ Faire du guest blog

Que ce soit en publiant des articles sur des sites tiers, ou en proposant à des personnes externes de publier sur leur blog pour qu’elles le relient depuis leur site, cette technique a l’avantage de porter des résultats à plus court terme.

Il est beaucoup plus facile de prédire les résultats également : 10 articles publiés sur des sites externes = 10 liens.

1.C/ Soumettre son site aux annuaires

Bien que les annuaires sont devenus l’emblème des services proposés par les agences de référencement il y a quelques années , ils ne sont pas forcément tous mauvais ! Par exemple un annuaire CCI est tout à fait pertinent pour n’importe quelle entreprise. Ils sont même les premiers liens qu’une entreprise doit obtenir. Attention toutefois à ne pas soumettre son site avec la même description sur des annuaires pauvres en qualité et pas du tout liés au secteur d’activité.

1.D/ Acheter des liens

Chuuuuuut c’est interdit ! Google interdit l’achat de liens pour obtenir des liens de qualité… Mais cela n’a pas empêché le développement de nombreuses plateformes comme RocketLink, GetFluence, SEMJuice, NetLinking.fr ou encore Develink.

Utilisées intelligemment pour la mise en relation avec des sites, elles peuvent être très pertinentes et agissent comme tiers de confiance.

Il existe de nombreuses autres tactiques, mais cela mériterait un article dédié. La dernière étant celle vieille comme le Web qui consiste à s’échanger des liens.

2/ L’échange de liens : définition et pratiques

Historiquement sur les annuaires, il était possible de ne pas payer si l’on faisait un lien en échange.

La première pensée qu’aura le marketeur c’est donc : si avoir des liens aide à être mieux référencé, alors il faut chercher à en obtenir un maximum.
Du coup, autant demander à tous ses amis, quels que soient leurs secteurs d’activité, de nous faire un petit lien, puis on en fera un en retour ?…

Il y a encore quelques années, la pratique pour les agences web qui faisaient votre site web était de mettre en pied de page (et donc sur toutes les pages) un lien “Agence web + nom de la ville”. Et hop cela marchait. Plus le site du client montait en référencement, plus l’agence qui l’avait réalisé montait son référencement.

Aujourd’hui, les liens dits “sitewide” ou répliqués sur toutes les pages sont à proscrire, comme le dit ce dossier de Webrankinfo.
Et ces pratiques, c’était avant…. Google Pingouin !

3/ Google Pingouin, le flic des échanges de liens abusifs

“Google Penguin” est le nom d’une mise à jour de l’algorithme Google lancée le 12 avril 2012, avec pour objectif de pénaliser les sites avec des liens de mauvaises qualité, aussi appelés “spammy”.

La mise à jour de cet algorithme a principalement consisté à sanctionner les techniques de netlinking abusives, et l’utilisation d’ancres sur-optimisées.

Les sites pénalisés étaient ceux possédant des liens avec toujours les mêmes ancres, les liens dits “sitewide” présent sur tout un site, la multiplication de liens venant de sites pauvres ou n’étant pas dans le même secteur, mais aussi les échanges de liens.

C’est là que la schizophrénie du marketeur commence !
Comment faire la différence entre un bon et un mauvais lien ?

4/ Étude ahrefs sur les liens réciproques

Heureusement dans le monde SEO, il y a des personnes / entreprises qui réalisent des tests afin de distinguer le vrai du faux. C’est ce qu’a fait ahrefs avec une étude sur un sujet qui touche n’importe quelle entreprise ayant un site web :

Les liens réciproques sont-ils naturels ? Vont-ils pénaliser le positionnement d’un site web ?

Tout d’abord, les liens réciproques sont-ils communs ?
Si l’on compare les liens entrants et les liens sortants d’un site web, il s’avère que seulement 26,4% des sites n’ont pas de liens réciproques :

liens reciproques etude ahrefs

La moyenne des liens réciproques sur un site concerne 11,16%, et la médiane est à 6,45%.

Si l’on prend les meilleures pages des résultats de recherche, le nombre de liens réciproques semblerait diminuer. On pourrait donc conclure que moins nous avons de liens réciproques, plus nous avons de chances d’être bien positionnés… Sauf que corrélation ne veut pas dire causalité.

Il se pourrait ainsi que plus un lien est bien positionné, plus il gagne de nouveaux liens de manière naturelle, et donc plus son taux de liens réciproques diminue.

Les liens réciproques sont donc normaux, mais ne doivent en aucun cas être la majorité des liens d’un site.

5/ Quelle stratégie en 2019 ?

La première idée qui nous vient à l’esprit en lisant ces informations sur les liens réciproques est de faire un minimum de liens sortants. Ceci est tout simplement impossible, et pourrait même s’avérer contre productif puisqu’un site sans lien sortant n’est pas non plus “naturel”…

Voici notre top des recommandations pour l’année 2019 :

5.1/ Lier les sources influentes

Il faut rendre à César ce qui est à César ! Nous parlions plus haut de la technique Skycraper de Brian Dean, il a donc récolté un lien de notre part. C’est normal, puisque tout travail mérite salaire. Si ces tactiques vous plaisent, nous espérons bien un petit lien de votre part d’ailleurs 😉

Par ailleurs, renvoyer dans un texte vers une source reconnue par Google donnera du poids à votre contenu et vous apportera la confiance des moteurs, comme a pu le confirmer cette étude ainsi que l’analyse de l’algorithme d’août 2018 appelé “Medic Update”.

5.2/ Donner pour mieux recevoir

Oui, il faut arrêter le ‘fais moi un lien je t’en ferai un”, mais cela ne veut pas dire que le lien réciproque n’est pas une tactique intéressante. Par exemple lier à des experts pour obtenir leur reconnaissance est un bon moyen. D’après la loi de la réciprocité, cette personne aura plus de facilité à nous faire un lien dans le futur.

Cependant il faut que ce lien fasse sens pour le lecteur : on ira donc chercher à lier d’autres articles sur le domaines plutôt que de page à page.

5.3/ Oublier les liens non thématiques

Les moteurs de recherches classent les sites par thématique et par sémantique : inutile donc de demander un lien à votre copain dans l’industrie si vous êtes dans les ressources humaines. Il faut chasser dans sa thématique.

6/ Tuto bonus : Comment analyser ses liens réciproques

Pour ce faire, il suffit d’aller sur un outil SEO afin de voir les domaines pointant vers notre site, et ceux vers lesquels nous pointons. Nous avons utilisé ahrefs pour cet exemple.

Nous commençons donc par exporter l’intégralité des domaines vers lesquels nous avons fait un lien dofollow, puis nous faisons de même pour les liens entrants :

Une fois cela fait, nous ajoutons dans une première colonne Google Sheet les domaines sortants, et dans la deuxième colonne les domaines entrants.

Dans une troisième colonne, nous ajoutons la formule
=NB.SI(A:A;B2)
Cela va afficher “1” lorsque le lien est réciproque. La somme de cette colonne va donc nous donner le nombre de lien réciproques. Il n’y a plus qu’à le comparer au total du nombresde liens pour avoir le pourcentage de liens réciproques. Et se comparer à l’étude d’ahrefs citée plus haut dans l’article 😉

Les liens réciproques sont naturels et ne doivent pas être bannis. Cependant il ne faut en aucun cas en faire une stratégie de netlinking, et ne viser que les influenceurs dans notre domaine.

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