Chez Plezi, nous écrivons deux articles par semaine. Du coup, on en a vu passer, des textes ! Nous avons des articles en position zéro, des articles coincés dans les méandres des pages 35… Bref, nous avons eu le temps de muscler notre stratégie petit à petit, notamment en référencement (aussi appelé SEO pour “Search Engine Optimization”) de notre blog, À force d’itérations, nous sommes arrivés à un processus que nous appliquons à chaque nouvel article pour l’optimiser au maximum. Nous vous avions déjà parlé, dans un article, sur l’optimisation du référencement de vos articles déjà publiés. Mais attaquer cette optimisation dès la phase de brief va vous faciliter la vie, croyez-nous ! 

En plus du processus que nous vous partageons ici, vous pouvez retrouver notre modèle de brief d’article dans notre kit dédié. Retrouvez tous nos conseils pour optimiser le SEO de vos articles dès la conception.

1. Trouver un mot-clé principal, s’y tenir et bâtir une longue traîne

Trouver une bonne idée d’article, ça n’est jamais simple. Cependant, le SEO peut nous aider ! Pour ceci, partons d’un thème que nous voulons aborder. En lançant une recherche autour d’un sujet sous la forme de mot-clé, on peut trouver assez facilement un bon mot-clé principal pour un nouvel article. 

Par exemple, dans notre dernier article : “On a testé pour vous le top 3 des plateformes de webinar”, notre mot-clé principal était, sans surprise… “test plateforme webinar” !

Pour s’aider à choisir le bon mot-clé, nous n’avons pas trouvé mieux que ahrefs qui permet de voir l’évolution des différents mots-clés avec leur coût par clic, leurs éventuels sujets associés, le volume de recherches… Si vous avez déjà vu le type d’article que vous souhaitez écrire en ligne, n’hésitez pas également à analyser leur positionnement : sur quel mot-clé se sont-ils positionnés ? 

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Pour trouver un premier aperçu gratuit de mots-clés pertinents, n’hésitez pas à utiliser Google Ads et son outil Keyword Planner (Planificateur de mots-clés) ou l’extension gratuite Keywords Everywhere. 

Nous avons aussi été tentés de nous positionner sur des mots-clés avec un très gros volume, mais : 

  • ces mots-clés sont très concurrentiels, donc être bien référencé est est vraiment difficile ; 
  • le trafic web n’est pas suffisament qualifié, et si l’on se retrouve avec plus de vues, elles ne débouchent pas nécessairement sur de la génération de prospects. 

Le mieux : miser sur les mots-clés de longue traîne ! Ces mots-clés, longs de plus de trois mots, répondent à des besoins ou questions plus spécialisées. La concurrence y est moindre, et on a plus de chance de capter un public qui nous correspond.

2. Renforcer son champ sémantique

Les mots-clés en eux-même ne suffisent pas. Un champ sémantique est un ensemble de mots associés à un thème en particulier, et va renforcer le SEO notre article. Une fois notre mot-clé principal trouvé, il nous manque : 

  • notre angle, la question principale à laquelle répond notre article ; 
  • les questions et thèmes associés à notre mot-clé principal. 

Pour avoir une bonne idée des questions posées par les internautes sur votre mot-clé , Google est votre ami ! Les sections “autres questions posées” sous vos premiers résultats et “recherches associées” en bas de page sont des mines d’informations : thèmes, mots-clés… Et sont utiles pour élaborer un plan qui colle aux attentes des utilisateurs.

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Chacun des mots-clés secondaires identifiés devient une des “têtes” de notre champ sémantique. Un outil comme 1.fr nous permet alors de sortir des listes de mots souvent associés sur le web à chacune de nos recherches. En quelques clics, nous pouvons avoir : 

  • une liste de mots-clés pour enrichir notre mot-clé principal ; 
  • des listes secondaires de mots-clés enrichissant notre champ sémantique. 

Par exemple, pour un article dont le mot-clé principal est “article SEO”, nous avons : 

  • repéré, dans les recherches associées et autres questions posées, les mots-clés “article web”, “référencer un article”, “écrire un article SEO”, “définition article SEO”… ; 
  • sorti une liste de mots-clés autour de “article SEO” sur 1.fr, grâce à leur section “optimiser > nouveau texte” ; 
  • sorti d’autres listes auxilliaires sur 1.fr autour des thématiques “référencer un article”, “définition article SEO”, etc… 

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Nous avons donc sous les yeux plusieurs listes de mots-clés conséquentes, dont beaucoup se recoupent. Nous pouvons donc garder un oeil dessus pendant l’écriture ou les transmettre à notre rédactrice, pour les rajouter dans le texte de façon naturelle, lorsque nous le pouvons ! 

En prenant en compte ces considérations aussi tôt, nous nous évitons des grosses réécritures ou des ajouts au chausse-pied : la structure de l’article répond à ces questions, et la liste de mots est une bonne aide à la rédaction.

3. Prêter attention à la structure de l’article

Les algorithmes des moteurs de recherche comme Google s’appuient sur leur compréhension du texte pour classer les articles. Plus il est compris, mieux il sera référencé. Pour ceci, il faut respecter quelques règles d’or et garder les éléments suivants : 

  • un titre (appelé Title) qui apparaît dans les moteurs de recherche ; 
  • une balise H1 (qui peut-être identique à votre titre) et qui apparaît sur votre page d’article  ; 
  • des paragraphes principaux appelés H2 (il en faut au moins 2 pour que les robots de Google comprennent le sens global de l’article); 
  • des sous-parties (du H3 au H6) qui correspondent aux sous-parties de votre texte (minimum 2 à chaque fois également).

titres-articles-seoN’ayez pas peur des balises ! En sélectionnant  “Titres 1” et “Titre 2” dans WordPress ou votre éditeur d’articles, les balises s’ajouteront automatiquement. 

Notre petit conseil : dans des articles très longs, les ancres (présentes dans l’intro pour permettre aux lecteurs d’aller directement à la section qui les intéresse) permettent de rajouter des mots-clés et de faciliter la lecture. 

Par ailleurs, il faut savoir que Google Bert, l’algorithme de Google, n’est capable d’analyser qu’un nombre limité de groupes de mots clés dans son analyse sémantique. Plus vous découpez votre texte avec des titres, plus vous maximisez vos chances d’être bien compris des petits robots Google….

4. Rajouter des images et vidéos… et les optimiser

Rajouter des images et vidéos dans son article est une très bonne façon de booster son référencement naturel. Google adore les articles bien illustrés, c’est carrément plus agréable à la lecture, alors, ne nous gênons pas ! De notre côté, c’est systématique. 

Cette manipulation permet d’être également référencé dans Google Images, ce qui ramène aussi du trafic web de visiteurs qui ne nous auraient peut-être pas trouvé autrement : raison également pour faire des visuels avec notre marque et faciles à identifier.  

Chose importante : Google ne “voit” pas les images, seulement les descriptions que l’on en fait. Dans sa balise de description, nous décrivons de façon brève chaque image, en une phrase compréhensible. Si l’on peut également ajouter un mot-clé pertinent, nous le faisons, mais ne cherchons pas à bourrer l’espace de mots-clés. Non seulement c’est pénalisé par l’algorithme, mais ça n’est surtout pas sympa pour nos lecteurs malvoyants. 

Pour ne pas ralentir le temps de chargement, nous compressons toujours nos images : chez Plezi, on passe par TinyPNG, mais les solutions gratuites sont abondantes. 

5. Lier nos articles entre eux avec le maillage interne

Le maillage interne consiste à lier plusieurs de nos articles entre eux, quand leurs thématiques sont proches. D’un point de vue lecteur, c’est plus fluide : libre aux internautes de passer d’article en article et de se renseigner en profondeur sur tous nos sujets. 

Préparer son maillage interne lors du brief sauve un temps précieux de conception. En effet, en cherchant à quels articles nous pourrions lier notre nouveau contenu, nous pouvons ainsi : 

  • structurer notre article en fonction des informations déjà données ; 
  • nous rendre compte rapidement si l’article que nous voulions faire existe déjà (oui, ça arrive !) ; 
  • créer un cocon sémantique petit à petit, au fil des questions de nos prospects. 

D’un point de vue SEO, c’est aussi essentiel : les robots de Google se perdent entre toutes les pages de notre site. Leur proposer des liens les aide à faire remonter des ensembles d’articles et, d’une certaine façon, leur prouve notre expertise sur certains sujets et leur permet de comprendre comment est construit notre site . 

Ainsi : 

  • Nous avons l’air plus “solides” et sommes plus faciles à naviguer pour Google qui est plus susceptible de faire remonter nos résultats ; 
  • Nos taux de rebond diminuent si un lecteur approfondit ses recherches et reste plus longtemps sur le site : les moteurs de recherche savent que notre site plaît  et ils nous font remonter dans les résultats ! 

Par exemple, pour cet article, nous lions tout au long de notre plan d’autres contenus qui pourraient vous intéresser, sur le même sujet, comme par exemple comment créer un cocon sémantique. L’important : rester sur des suggestions pertinentes et ne pas utiliser systématiquement les mêmes termes pour créer des liens internes : Google n’aime pas qu’on essaye de le piéger ! 

6. Soigner la meta description

La meta description (ou “extrait” si on utilise WordPress) est un petit texte décrivant notre article , censé accrocher l’attention des lecteurs. 

Avec la balise “Title” dont on parlait  tout à l’heure, ce sont des éléments qui apparaissent uniquement dans les résultats de moteurs de recherche. On peut écrire jusqu’à 300 caractères mais seules les 160 premiers apparaissent en sous-titre dans Google. Le mieux : une description claire qui donne envie de lire et place notre mot-clé principal. Avec la pratique, promis, ça devient de plus en plus facile ! 

7. Ne pas oublier son URL

La balise Title, l’URL et la méta description sont les trois éléments qui sont le plus souvent pris en compte pour le référencement. Générée automatiquement, on a tendance à oublier l’URL, et pourtant ! En changeant quelques paramètres, elle peut nous faire monter de quelques places dans le classement. 

Notre URL doit être courte et contenir notre mot-clé principal. Notre conseil : évitez tous les articles ou pronoms “le”, “la”, “au”, “du”… qui comptent pour du beurre en référencement mais coûtent des précieux caractères. Par exemple, si notre article s’appelle : “Les 10 fondamentaux pour optimiser votre article pour Google”, notre URL sera : “fondamentaux-optimiser-article-Google”.

8. La longueur de l’article

En moyenne, les articles sont considérés comme SEO friendly à partir de 880 mots. Cette tendance évolue cependant : priorité est donnée au slow content, aux articles plus longs qui prennent le temps de développer leur sujet. De ce fait, un article a bien plus de chances d’être référence s’il tourne autour des 2000 mots. 

La clé : ne pas hésiter à passer du temps pour créer des contenus travaillés, adaptés à notre cible… quitte à en faire moins. Attention cependant à ne pas faire des longueurs pour ne rien dire. Il vaut mieux un article qui répond à la problématique du visiteur en 300 mots qu’un article de 2000 mots qui le perde !

9. Tester le SEO et affiner une fois le texte écrit

Avant la publication, passer de nouveau son article à la moulinette SEO peut permettre quelques ajustements de dernière minute qui font gagner en positionnement. Lorsqu’il est rédigé, copiez votre texte dans votre outil d’optimisation préféré pour évaluer votre positionnement estimé.

En fonction des suggestions de votre outil, nous pouvons faire quelques ajustements, remplacer des mots par leurs synonymes, mieux tourner certaines phrases… A condition, bien sûr, de toujours garder en tête les intentions de nos prospects et de n’ajouter que les mots-clés les plus pertinents. Nous n’écrivons pas pour Google, mais pour des gens ! 

Avec la Google Search Console, vous verrez aussi grâce à ce tuto comment trouver de nouvelles intentions auxquelles vous n’auriez pas pensé ! L’occasion de mettre à jour l’article ou d’en créer de nouveaux.

10. Bien benchmarker… pour vous détacher du lot

On ne va pas se mentir, si vous avez déjà lu des articles qui parlent du sujet que vous voulez aborder, ne passez pas à côté ! Nous lisons des articles de nos concurrents, partenaires et sources d’inspiration pour mieux comprendre comment tel ou tel sujet a été abordé et comment. L’essentiel est de ne pas tomber dans la paraphrase ou le duplicate content, qui ne font que rajouter du bruit au bruit. 

C’est ce que Rand Fishkin nous conseille : créer des contenus 10 fois meilleurs que ceux de nos concurrents pour nous démarquer. C’est la seule condition pour laquelle on a le droit d’aller voir ce qui se fait ailleurs ! 👀 

Franchement, le SEO, ça n’est pas si compliqué que ça. L’essentiel, c’est d’y penser en amont de la conception de l’article pour se faciliter la tâche par la suite. En suivant nos conseils, vous avez déjà fait le plus gros du travail. Vous pouvez ensuite, une fois la publication faite, booster votre référencement avec notre checklist SEO du nouveau contenu. Vous verrez, au bout de quelques fois, ça se fait naturellement… et vos résultats parleront d’eux-mêmes ! 

Benoît Collet

Benoît Collet

Growth Marketeur chez Plezi, il est toujours à la recherche de nouvelles tactiques d'acquisitions et de nouveaux outils.