A partir de quel taux de clic peut-on considérer que nos campagnes emailing sont performantes ?
Dans cet article, nous allons retrouver la définition du taux de clic, des statistiques pour comparer nos performances et des conseils pour améliorer le CTR de nos emails marketing.
Prêt à devenir incollable sur le taux de clic ?

1. Qu’est-ce que le taux de clic d’un emailing ?

1.1 La définition du taux de clic

Le taux de clic est un indicateur de performance qui correspond à la proportion de destinataires ayant cliqué sur au moins un lien de notre email. En anglais, on parle de click-through rate ou CTR.
La formule pour calculer le taux de clic est la suivante :
Taux de clic = nombre de clics sur un lien dans un email / nombre de mails délivrés x 100
Imaginons que nous ayons délivré un email à 100 contacts. Parmi eux, 5 cliquent sur un des liens du message. Dans ce cas, le taux de clic de notre campagne est de (5/100) x 100 = 5%.
Pour savoir si c’est un bon de taux de clics, rendez-vous dans la partie 2 !

1.2 Taux de clic unique et taux de clic cumulé

Le plus souvent, le taux de clic correspond au nombre de personnes ayant cliqué sur un lien de l’email par rapport au nombre total d’emails délivrés. C’est ce qu’on appelle le taux de clic unique.
Le taux de clic cumulé correspond lui au ratio du nombre total de clics sur le nombre total d’emails délivrés. Autrement dit, il prend en compte tous les clics, même si un même contact a cliqué plusieurs fois sur un lien.
L’intérêt du taux de clic cumulé, c’est que comparé au taux de clic unique, il permet de voir si les destinataires reviennent plusieurs fois sur un message. A priori, si c’est le cas, on est content ! C’est que l’email a un impact important sur notre cible.

1.3 Le taux de clic, le KPI ultime en emailing BtoB ?

Le taux de clic est l’un des indicateurs de performance à surveiller en priorité pour évaluer l’efficacité d’une campagne emailing.
En effet, le taux d’ouverture d’un mailing montre combien de destinataires pensent que notre email mérite leur attention. Le taux de clic va plus loin car il reflète (positivement ou négativement) la pertinence et la qualité du message et sa propension à inciter le destinataire à passer à l’action.

Un taux de clic élevé signifie que le contenu de l’email fait écho aux problématiques de nos clients-cibles. En clair, les destinataires sont intéressés par notre message et/ou notre offre. Cela indique aussi que nos call-to-action sont visibles, clairs et pertinents.

2. Qu’est-ce qu’un bon taux de clic ? Les statistiques de l’emailing B2B

Selon les spécialistes de l’email marketing, un bon taux de clic se situe au-dessus de 3%. A l’inverse, en-deçà de 1%, nous avons affaire à un mauvais taux de clic. Ce sont en tout cas les ordres de grandeur cités par le site Marketing Management si on considère les chiffres tous secteurs confondus.
Le taux de clic permet effectivement de mesurer les performances de nos campagnes. Mais encore faut-il se comparer à ce qui est comparable.
Pour interpréter notre taux de clic, nous devons le confronter aux taux moyens de notre secteur d’activité et de notre zone géographique.
Voici les CTR moyens auxquels vous pourrez vous référer pour vous auto-évaluer.tableaux présentant les taux de clic moyens en emailing par pays et par secteur

Ces chiffres sont issus du rapport annuel de IBM sur l’emailing marketing.

 

Par exemple, chez Plezi, nous avons comparé les taux de clic de nos campagnes avec les chiffres de ces tableaux.
Nous avons constaté que nous avions un meilleur taux que la moyenne avec un CTR moyen autour des 5% sur notre campagne de lead nurturing.
Pourquoi ?
Parce que la campagne intelligente permet d’envoyer des emails automatisés ultra ciblés au bon moment à la bonne personne. Comme le destinataire reçoit un email qui prend en compte ses intérêts et sa position dans le cycle d’achat, il y a plus de chances que le message intéresse notre contact et incite à l’action.

3. Comment améliorer son taux de clic ?

3.1 Le contenu de l’email

Attirer l’attention avec l’objet
Pour améliorer son taux de clic, il faut déjà commencer par améliorer le taux d’ouverture de nos emails.
Pour cela, nous devons d’abord attirer l’attention du destinataire en soignant l’objet de nos emailings. Les conseils que nous donnions dans notre article sur le taux d’ouverture valent donc aussi pour le taux de clic.

Rester honnête dans le contenu du message
Si on a un bon taux d’ouverture mais un taux de clic décevant, il y a sans doute un décalage entre l’objet du mail et le contenu du message. Le premier est attrayant mais les destinataires sont déçus par le texte du mail, qui ne tient pas la promesse de départ.
Par exemple, dans l’objet, on vous promet qu’on va vous donner le secret pour perdre 10 kilos en une semaine sans effort. Et, quand on ouvre, on se retrouve avec un coupon d’abonnement pour une toute nouvelle salle de sports. Pas vraiment ce qu’on espérait !
C’est pareil en marketing. Ne faisons pas à nos contacts des promesses que nous ne sommes pas en mesure de tenir. Nos interlocuteurs ne sont pas dupes

Être clair et concis
Une étude sur l’emailing B2B réalisée par l’éditeur de solution emailing Sarbacane montrait que 52% des destinataires B2B prenait 10 secondes ou moins pour consulter une newsletter.
Moins de 10 secondes, ça nous laisse peu de temps pour convaincre. Aussi nos newsletters et emails B2B doivent-ils être précis et brefs.
En peu de mots, nous devons faire apparaître les informations importantes et donner envie au destinataire de cliquer sur un des liens du message.

3.2 Les call-to-action

Soigner l’apparence de nos CTA
Pas de CTA, pas de clics !
C’est vrai la plupart du temps même si certains grands noms du marketing digital comme Brian Dean ou Neil Patel s’en passent et se contentent d’un simple lien :

exemple d'un email bBb avec un call to action efficace envoyé par backlinko

Admirons au passage la concision du créateur de Backlinko. Zéro blabla, zéro tracas et droit au but !
Sinon, quand on utilise des CTA, il faut y aller à fond. A quoi bon utiliser un appel à l’action invisible pour nos destinataires ?
Faisons en sorte de rendre nos CTA bien visibles en jouant sur les contrastes de couleur.

exemple d'un call to action efficace dans un email b2b

 

 

Dans nos emails, nous utilisons des calls-to-action d’une couleur rose très vive qui contraste avec le fond blanc et fait ressortir le bouton.

Travailler le texte du call-to-action
L’appel à l’action doit être la suite logique de l’objet (qui attire l’attention) et du contenu du message (qui crée une attente).
En bref, on veut que quand notre contact lit l’email, il brûle d’envie de cliquer sur le CTA. Le CTA doit être la réponse à la promesse du titre et au teasing du contenu.
Plutôt que des formulations neutres comme “Cliquez ici”, on utilisera des verbes d’action comme « Explorez », « Découvrez », « Profitez »,…

Bien placer les CTA dans l’email
Puisque notre interlocuteur n’a a priori que quelques secondes à consacrer à notre email, il doit pouvoir saisir notre intention immédiatement.
C’est pourquoi nous gagnerons à intégrer un premier CTA au-dessus de la ligne de flottaison.
Ainsi ce CTA sera visible sans scroller l’email. Pour enfoncer le clou et maximiser le taux de clic, il est également pertinent de répéter le CTA plus bas dans l’email.

3.3 Créer des emailings responsive

61% des internautes consultent leurs emails sur un smartphone. Par conséquent, nos emails marketing doivent être lisibles sur tout type d’écran.
L’impact du responsive design sur le taux de clic est réel. En effet, une étude montrait que les marques qui envoyaient des campagnes emailing en responsive design obtenaient 24% de clics supplémentaires.

Nous voilà maintenant prêts à faire grimper au plafond les taux de clic de nos courriels marketing.
Prochaine étape : augmenter nos taux de conversion et faire en sorte que notre site tienne à son tour les promesses de nos emailings.
Pour cela, nous allons devoir travailler l’UX design, les contenus et les landing pages.

Marie Nodet

Marie Nodet

Après avoir été pendant quelques années la community manager officielle de Plezi, Marie est maintenant content manager junior.

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