Le growth hacking. Voilà une expression qui revient de plus en plus souvent dans les conversations entre marketeurs avisés. Désormais, les superhéros du marketing devraient donc être capables de pratiquer le growth hacking. Mais que recouvre réellement ce concept ? Comment devient-on un growth hacker ? On vous dit tout…

Découvrez le retour d’expérience de Fanny

01. Vous avez dit… « growth hacking » ?

Oui, sortez votre accent anglais du dimanche et votre Harrap’s de collégien, le « growth hacking » est un terme en vogue chez les marketeurs depuis quelques années. Littéralement, ça signifie quelque chose comme « bidouiller la croissance ».

L’expression, issue de « growth » (croissance) et « hacking » (l’action de bidouiller, trafiquer, détourner quelque chose) désigne un ensemble de techniques marketing permettant de générer plus de croissance plus rapidement.

Etymologiquement, le growth hacking porte l’idée de générer de la croissance de manière non conventionnelle, en sortant des sentiers battus. Un peu comme quand, adolescent, vous débridiez votre scooter ou votre mobylette pour rouler plus vite.

02. Comment est né le growth hacking ?

Le concept de growth hacking est relativement récent. Il fait son apparition au début des années 2010 dans la Silicon Valley, terreau d’entreprises qui rivalisent d’ingéniosité pour atteindre une croissance vertigineuse.

Le premier « growth hack » clairement identifié remonte encore quelques années plus tôt, au milieu des années 90. J’imagine que vous avez tous déjà entendu parler de Hotmail ? Pourtant, sans le growth hacking, le fournisseur d’emails américain n’aurait probablement jamais connu le succès planétaire qui a été le sien.

Ce succès, Hotmail le doit à une idée aussi géniale que simple en apparence :
P.S. I love you. Get your free email at Hotmail

Cette simple phrase, à la fin de chaque email envoyé, va faire décoller la croissance de la marque. En six mois, Hotmail atteint le million d’utilisateurs, puis 12 millions d’utilisateurs en 18 mois. Ça laisse rêveur, non ?

03. Le growth hacking, c’est du marketing ?

Vous avez bien compris que le seul objectif – on peut même parler d’obsession – est de booster la croissance. Mais, me direz-vous, trouver des solutions pour doper la croissance n’est-il pas finalement l’objectif de tous les marketeurs ?
Alors, qu’est-ce qui différencie le growth hacking des autres techniques marketing ? A première vue, pas grand-chose. Le travail du growth hacker, c’est de trouver des opportunités de croissance à chaque étape du tunnel de conversion. Son arsenal de techniques s’apparente donc à celui d’un très bon inbound marketeur.

La différence majeure réside dans les objectifs du growth hacker et les ressources qui lui sont allouées. Ce n’est pas un hasard si le concept émane des start-ups de la Silicon Valley, où le challenge est d’atteindre 10% de croissance par semaine quand d’autres se contentent de 5% par an. Le growth hacking, en définitive, c’est l’art de générer une croissance très forte en un laps de temps très court et avec des ressources limitées.

04. Quel est le profil du growth hacker ?

Le growth hacker est obnubilé par un seul objectif : la croissance. Il cherchera tous les moyens à sa disposition pour l’atteindre. A la différence d’un marketeur classique, qui dispose d’une boîte à outils plus ou moins classiques, qu’il mobilise au besoin, le growth hacker est amené, de par les objectifs qui lui sont assignés, à penser « out of the box ».
Par conséquent, le growth hacking, avant d’être un ensemble de techniques, est surtout un état d’esprit particulier. Un bon growth hacker ne peut pas se cantonner à la maîtrise des techniques. Il doit, évidemment connaître les techniques marketing, mais pour mieux les détourner ou les surpasser.

Voici en quelques points le portrait-robot du growth hacker :
– Une idée fixe : la croissance
– Une excellente maîtrise des techniques webmarketing (SEO, SEA, inbound marketing, emailing, social media, …)
– Une compréhension très fine des problématiques-clients
– Une maîtrise très poussée des outils d’analyse (ex : Google Analytisc)
– Une faculté à sortir des sentiers battus

05. Faut-il tout miser sur le growth hacking ?

Bien sûr, le growth hacking a le vent en poupe. Des sites spécialisés, des communautés dédiées, fleurissent aux quatre coins du monde. Les growth hackers viennent y échanger leurs derniers hacks. D’autres viennent y puiser l’inspiration.

Mais, quand bien même il serait tentant de s’approprier des hacks qui ont rapporté gros à leurs auteurs, je vous invite à faire preuve de bon sens. L’une des particularités d’un bon growth hack, c’est justement d’être unique et original. Le growth hacking est une discipline de créateurs, pas de suiveurs. Si vous n’êtes pas capable d’inventer vos propres hacks, vous n’êtes pas un growth hacker.

Autre mirage à éviter : le growth hacking peut vous faire monter très haut, c’est vrai. Mais vous ne deviendrez pas champion de saut à la perche sans apprendre à sauter. Avant de bidouiller la croissance, vous devrez d’abord maîtriser les fondamentaux du marketing. Aucun growth hack ne portera ses fruits si vous n’avez pas préalablement compris les attentes de vos personas.Et vous, que pensez-vous du growth hacking ? Avez-vous déjà essayé des techniques de growth hacking pour booster votre croissance ? Est-ce que vous y croyez ? Poursuivons la discussion dans la section « commentaires »…

Charles Dolisy

Charles Dolisy

Charles est notre Plezident ! Il a co-fondé Plezi en 2015 avec Renaud de Lacotte avec pour objectif de révolutionner le marketing automation B2B.

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