L’événement Search Y, prononcé “seurche ouaille” avait lieu le vendredi 18 janvier 2019 à Disney en région parisienne. Alors, est-ce un événement à mettre sur son calendrier lorsque l’on est marketeur B2B ? Que peut-on y apprendre ? Qui peut-on rencontrer ? Voici notre avis sur cet événement, ce que l’on a retenu et le résumé des conférences.

Télécharger le livre blanc :

1) Search Y, première édition : to go or not to go ?

Oui.

Chaque nouvel événement dans le monde du marketing digital peut faire un peu peur, d’autant plus lorsqu’il ne coûte que 25€ en early-bird… On peut facilement se questionner sur la qualité des conférences et se demander si l’on ne va pas assister à un assemblage de conférences sponsorisées expliquant ce petit prix.

Et pourtant, il n’en est rien : l’événement a su faire mieux qu’un lieu grandiose (le Disney Newport Bay Club) en faisant venir des conférenciers du monde entier.

Le public adressé est “intermédiaire” : un débutant en SEO (Search Engine Optimization / référencement naturel) ne sera pas perdu, alors qu’un marketeur plus avancé repartira tout de même avec de nouveaux outils ou tactiques à tester. Les deux pourront faire de belles rencontres et réseauter, mais surtout avec une vision des tendances et bonnes pratiques des moteurs de recherche puisque les représentants de Google, Bing et autres étaient présents.

Les sujets traités n’étaient pas que “SEO” puisqu’il était aussi question de référencement payant (SEA), de RGPD et d’analytics.

Niveau SEO il y a souvent deux types :

  • Le “black hat” avec des techniques nécessitant un très bon niveau technique mais étant risquées en B2B puisqu’elles ne respectent pas les bonnes pratiques des moteurs de recherche.
  • Le “white hat” avec des techniques prenant souvent plus de temps avant de démontrer un ROI, mais “sûres” vis à vis des algorithmes Google et autres.

2) Ce qu’il fallait retenir, en 5 points

2.1 / SEO & SEA :

 

Premier constat : on arrête de débattre sur quelque chose d’inutile à savoir “c’est du SEO” “c’est pas du SEO” et on admet que tous les leviers sont intéressants, et donc que la pub est un excellent levier pour sa visibilité en ligne. En clair : le SEA et le SEO permettent des synergies positives.

Le marketeur souhaitant réussir en B2B trouvera dans la pub un excellent moyen de raccourcir le ROI de ses actions SEO. Le plus de ces conférences est que l’on introduit la notion de cycle d’achat dans le choix de ces leviers :
Le SEO est idéal pour cibler les leads en phase de découverte : des requêtes plus larges, mais avec de forts volumes.
Le SEA est idéal pour tester de nouvelles requêtes, trouver des idées de contenus et cibler les leads en phase d’achat pour améliorer son ROI.
Guillaume Eouzan nous a livré dans sa conférence une multitude de bonnes pratiques et astuces pour utiliser le SEA à des fins SEO :

2.2 / Technique :

 

Pas de journée “SEO” sans conférence technique. Pour performer en référencement naturel, suivre les mots clés et les liens entrants ne suffit pas. L’analyse de logs (c’est à dire tout ce qui se passe sur un serveur) a clairement le vent en poupe avec des données sur les robots précieuses pour mieux comprendre la manière dont nos pages sont indexées.

Comme conférences techniques mais directement applicables pour une entreprise, nous avons noté le traitement des pages zombies (pages n’ayant pas de valeur pénalisant le SEO), par Olivier Duffez de Webrankinfo.

Chez Plezi, nous avons utilisé cette technique et présenté les résultats lors de ce webinar, c’est plutôt réussi !

Autre sujet technique à haut risque pour un marketeur, la conférence sur les bonnes pratiques pour faire la refonte de site web :

À retenir : si l’on veut performer sur les moteurs, nul besoin d’être développeur, mais il vaut mieux avoir quelques bases en html et autres…

2.3 / Analytics & RGPD

 

C’est l’élément nouveau sur ce genre de conférence : on ne trace plus ce que l’on veut, comme on veut. On ne peut améliorer que ce que l’on mesure, et l’application stricte du RGPD a pu priver quelques marketeurs de données essentielles…

2.4 / Contenus : qualité et automatisation

 

Un peu comme le white hat / black hat, il y a les deux côtés de la force.

D’un côté ceux qui ne jurent que par l’automatisation et ont très bien compris qu’à moins d’être un rédacteur de talent, il valait mieux maîtriser intelligemment les algorithmes.

De l’autre côté il y a ceux qui préfèrent développer une méthodologie béton pour créer des contenus à très forte valeur ajoutée.
Cela commence par la rédaction des briefs :

Mais c’est bien l’intégralité du processus de création de contenu et SEO, comme l’a très bien présenté Nicolas Nguyen, fondateur de Reputation VIP, qui nous permettra d’atteindre le haut des SERP :

Processus de création de contenu optimisé SEO par Nicolas Nguyen de Reputation VIP

Alors, plutôt travail à la main d’expertise ou automatisation ? Choisissez votre camp !

2.5 / Moteurs de réponses & voix

 

La voix, en plein essor avec les Google home et HomePod, représente-t-elle une opportunité ou une menace pour les marketeurs ?
Comme expliqué dans cet article du MBA MCI qui résume la conférence d’Olivier Andrieu, ces machines représentent 13% des recherches.
Le résultat ?
Les moteurs de recherche deviennent des “moteurs de réponses” : alors que nous avions tendance à cliquer sur plusieurs résultats, aujourd’hui nous cherchons une réponse le plus vite possible.
Cela n’est pas très encourageant puisque cela veut dire moins de trafic, et donc moins de business renvoyé par les moteurs de recherche pour les PME B2B, comme l’a confirmé cette conférence.
Dans le futur, être dans le top 10 de Google ne servira pas à grand chose, il faudra être dans le top 3 et chercher à être LA réponse (de la voix).

Le pape du SEO français a tout de même présenté qu’en appliquant certaines bonnes pratiques, cela pouvait représenter une opportunité de positionnement :

Bilan de cette journée de conférence ? Beaucoup de trucs et astuces, de bonnes pratiques et de choses à tester. Mais ce n’est pas tout : l’augmentation de la robotisation et la montée en puissance de l’assistance avec les machines vocales ouvrent des perspectives peu optimistes et de moins en moins humaines. Notre conclusion ? Ne pas optimiser QUE pour les robots de Google, qui pourrait voir le vent tourner… et se focaliser sur ses clients et prospects !

Pour aller plus loin, téléchargez notre livre blanc :livre blanc lead nurturing

Benoît Collet

Benoît Collet

Trafic & Growth Manager chez Plezi, il est toujours à la recherche de nouvelles tactiques d'acquisitions et de nouveaux outils.